Réveils alizéens











Au cours de ces quelques matins, sans effort
S'est évanoui l'ancien testament
Que j'avais lu jusqu'à en brûler les pages, aux angles
Et qui m'accompagnait de sa pesanteur au réveil
Le temps, rituel jusqu'à ses tréfonds
Dans l'effacement de son débit

Puis, donc, sans vraiment prendre garde, s'est allégé ce pli
Et l'entrée dans les heures a pris à mon insu
Le rythme un peu désuet des pas de valse
Un nouvel accès de candeur ?
Bouche fermée, je chantonne en apnée

Bien sûr l'arme est encore humide sous l'oreiller
Et les scansions maintenant si anodines n'empêchent pas de regarder derrière
L'avant pourtant est ainsi fait
Que je suis maintenant dans l'après
Mais que, aux aubes, je n'y crois guère





Février 2016

































Février 2016